Catégorie : Recherche et création

EXPLORATION – Préfiguration du projet “Points de vue” sur le site de la roue-pelle à Vitry-sur-Seine – nov. 2017

Du 8 au 16 novembre 2017, les archéographes de TANGIBLE accompagnent de jeunes vitriots sur le site de la roue-pelle Seine à Vitry-sur-Seine (94) pour une exploration  archéographique, sonore et visuelle.

Premier signe apparent de la destruction de l’usine EDF de Vitry-sur-seine, le démantèlement de la roue-pelle est un symbole fort des mutations urbaines, sociales et culturelles.

Deux explorations-performances ont eu lieu sur le site qui font suite aux parcours artistiques et aux films réalisés avec ces jeunes vitriots en 2016. Elles ont été créées partir des éléments par les jeunes. Elles relient l’histoire de la ville à son devenir sur le site emblématique de la roue-pelle Seine aujourd’hui démantelée.

Il s’agit lors de ces explorations-performances de consigner une mémoire subjective et vivante du site et de sa fonction. Les jeunes archéographes en enregistrent la trace, par le regard sur l’espace, un travail d’empreinte corporelle, et la captation sonore du paysage et des éléments qui vont disparaitre.

L’arbre archéographique

L’archéographe, artiste piocheur

C’est en s’inspirant de nombreuses sciences, des plus concrètes aux plus ésotériques que l’archéographe a mis au point sa pratique de l’archéographie.
Si de prime abord, l’archéographie semble emprunter à l’archéologie, elle se nourrit également d’une multitude de techniques et pratiques.
Reprenant les notions de mesure que l’on retrouve dans de nombreuses disciplines, l’archéographie choisi de s’emparer de la mesure sensible d’un espace, d’un milieu et en reçoit les différentes échelles, dimensions et vibrations à travers un outils privilégié et évident : le corps. Ainsi, l’archéographe tente de rendre tangible des mesures invisibles, impalpables, invariables ou relatives.

L’arbre archéographique

© photo : Antoine Dumont ; montage : Gilles Vérant

L’arbre archéographique est né lors du projet Open Sources, à Buc en 2016, où TANGIBLE était en résidence pour accompagner la réouverture partielle de la rivière de la Bièvre. En fin de parcours, se trouvait cet arbre séché planté dans le sol, portant des étiquettes aux noms de métiers divers et variés.
Scientifiques et spécialistes en tout genre, entre sciences molles et sciences dures, viennent habiter l’arbre archéographique. Ainsi présentée, cette généalogie éclectique nous permet d’imaginer la multitude d’inspirations qui guide le travail des archéographes. Elle est essentielle pour comprendre d’où vient l’archéographie.

Du géodésien au sociologue

Si l’archéographe ne s’emploie pas à mesurer les mêmes objets que ses voisins mesureurs (archéologue, métreur, géodésien…), il y pioche tout de même son inspiration. Entre sciences dites dures et molles, l’archéographe s’inspire, joue, déforme et réinterprète par le sensible. Quand le géographe travaille avec des cartes de porosité, l’archéographe s’en inspire et son corps devient ce curseur de porosité. A la manière de l’arpenteur, il marche pour expérimenter. Et comme le sourcier, il a appris à repérer dans la ville bétonnée où coulait jadis la Bièvre. Et ainsi de suite.

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