Auteur : stephadmin

RECHERCHE – AMÉNAGEMENT DE LA ROULOTTE EN LABORATOIRE

L'équipe de trois chercheurs du Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) qui nous accompagne a effectué des observations permettant de déterminer si un développement de mousse, lichens et algues est possible sur ces sphères de métal rouillé. Ces premières analyses ont eu lieu en mars 2022.

En savoir plus >>

AUDIO – PRÉSENTATION DE CHERCHEUR

L'équipe de trois chercheurs du Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) qui nous accompagne a effectué des observations permettant de déterminer si un développement de mousse, lichens et algues est possible sur ces sphères de métal rouillé. Ces premières analyses ont eu lieu en mars 2022.

En savoir plus >>

EXPLORATION – En suivant le fil du charbon vers le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais (62)

À l'occasion du vernissage de son exposition rétrospective au Théâtre de Jean Vilar de Vitry-sur-Seine le 7 octobre 2021 TANGIBLE a organisé une table ronde autour de la thématique des chantiers du vivant

L'événement donnait la parole à des chercheurs du Muséum National d’Histoire Naturelle, ainsi qu'a des écrivains. Tour à tour, les invités se sont exprimés sur des questions relatives à la biodiversité ordinaire, au patrimoine, à la mémoire ouvrière et au devenir des espaces transitionnels.
 

 

En savoir plus >>

REPRÉSENTATION – Mémoire de charbon – Vitry-sur-Seine (94) – octobre 2020

Malgré les mesures de précaution sanitaires que nous avions mises en place pour garantir la sécurité de tous face à l'épidémie de Covid-19, nous avons été informés de l'annulation des représentations le 8 octobre par la préfecture.
Nous vous proposons dans ce billet de revenir en images sur la version courte qui a été proposée le 3 octobre lors des Nuits Blanches et sur les temps de répétition et préparatifs de l'événement. Nous mettons tout en œuvre pour le programmer à nouveau au printemps 2021.

En savoir plus >>

RECHERCHE – Observation du vivant suspendue pendant le confinement – mars-avril 2020

En ces temps de confinement, il ne nous est plus possible d’observer et de relever l’évolution du vivant à l’intérieur de la centrale.

Sauve qui peut … les boulets rejoignent leur position juste à temps…

Quelques jours avant le début du confinement, l’équipe de TANGIBLE a pu procéder à la sortie des boulets du cœur de l’usine, première étape nécessaire à leur ensemencement.

… MAIS UN ENSEMENCEMENT DÉCALÉ JUSQU’À NOUVEL ORDRE.

Pour la suite du processus, il va falloir être patient, les mousses qui avaient été isolées et préparées pour être semées sur les boulets ne pourront pas être utilisées à temps et seront probablement perdues. Cependant, nous comptons sur nos veilleurs discrets pour observer la croissance du vivant dans la centrale en attendant notre retour espéré début septembre.

… EN ATTENDANT bien loin de la centrale

Les TANGIBLE dispersés et isolés, n’en restent pas là ! Des tentatives concertées d’ensemencement d’objet métalliques éclosent ça et là. Des mousses prélevées sur des cuves sont réduites en broyat puis déposées et fixées à l’aide de toiles d’araignées sur des boules de pétanques.

EXPOSITION – Présentation du premier prototype des tableaux de commandes – Vitry-sur-Seine (94) – janv. 2020

Fin janvier 2020, le premier prototype des sculptures interactives a été présenté au public. Retour en images sur l’exposition.

Première étape de la fabrication des sculptures interactives

Du 28 janvier au 2 février 2020, TANGIBLE présentait son premier prototype des sculptures interactives lors de l’exposition Le pas de côté à la galerie Jean Collet à Vitry-sur-Seine. Les sculptures interactives ont été assemblées à partir de composants des anciens tableaux de la salle des commandes des machines de la centrale. La diffusion des  contenus interactifs (vidéos du parcours Transformateur) a été pensée et développée lors d’ateliers de créations.

Diffusion inédite d’un court-métrage documentaire Rituels de passage

Dans ce court-métrage, TANGIBLE explore la fabrication de rituels de passage en complicité avec certains anciens salariés de la centrale et les jeunes du collègue Rabelais de Vitry sur Seine.
L’un de ces rituels a été imaginés pour accompagner la nouvelle implantation d’une section de 10 mètres d’un convoyeur (tuyau colossal conduisant le charbon à l’intérieur de la centrale). Nous avons réalisé avec les anciens salariés une fresque qui couvre l’intérieur du convoyeur, avec les plans des machines du bloc usine et les photographies d’archives des moments de luttes et de loisirs partagés quand la centrale était en fonctionnement.

Le deuxième rituel été inventé lors d’une inauguration symbolique du démantèlement du parc à charbon. Il a rassemblé jeunes et anciens autour d’un lègue et d’une cérémonie des bleus de travail. Onze jeunes du collège Rabelais ont participé ce rituel dans le cadre d’une action menée avec eux sur 3 ans au sein de la centrale.

ATELIER – Habillage d’un convoyeur avec les anciens salariés de la centrale – Vitry-sur-Seine (94) – nov. 2019

C’est à l’intérieur d’un ancien convoyeur récemment démonté du parc à charbon que TANGIBLE convoque les anciens salariés de la centrale à réaliser une fresque à partir de photos d’archives et de plans de la centrale.

Incarner la mémoire du lieu

La ville de Vitry-sur-Seine a choisi deux éléments constitutifs du parc à charbon pour faire trace : une roue pelle et une section de convoyeur pour les réinstaller de manière pérenne sur le site Marcel Paul.

Pour accompagner la nouvelle implantation de ces 10 mètres de convoyeur (tuyau colossal conduisant le charbon à l’intérieur de la centrale), TANGIBLE a réalisé avec des anciens salariés une fresque qui recouvre l’intérieur du convoyeur.

Travailler à partir des photos d’archives et des souvenirs

A partir de photos d’archives de la vie de la centrale, notamment des luttes ouvrières, et des photos personnelles prises par les anciens salariés lors de leur temps de travail ou de loisirs partagés, deux ateliers performatifs ont eu lieu pour créer la fresque.

Lors du premier atelier, les photos ont été sélectionnées et découpées pour extraire les éléments porteurs d’histoires singulières ou communes. Plusieurs temps forts qui ont marqué l’évolution de la centrale ont été identifiés par les anciens salariés.

Le deuxième atelier a été dédié au collage des photos à l’intérieur du convoyeur et à la constitution de la fresque. Cette fresque est composée d’une première peau constituée des plans des machines à laquelle vient se superposer une seconde peau composée des photos. Les temps forts de la centrale ont été recomposés chronologiquement guidant l’avancée dans ce « couloir de mémoire ».

RECHERCHE – Inventaires des écosystèmes présents sur le site de la centrale en collaboration avec des chercheurs du MNHN – Vitry-sur-Seine (94) – sept. 2019

En arpentant l’ancien bloc-usine, à l’arrêt depuis 2015, TANGIBLE a pu constater la présence de mousses, de fougères et l’apparition de traces animales.
Soucieuse de comprendre l’action du vivant sur le démantèlement de la centrale, TANGIBLE a invité plusieurs chercheurs et naturalistes pour faire l’inventaire du vivant dans le lieu.

Un terrain de recherche hors norme

Sébastien Leblond et Caroline Meyer

Après un premier échange avec Xavier Japiot, naturaliste, rencontré au Musée de la chasse et de la nature dans le cadre d’un séminaire. TANGIBLE a invité les chercheurs Sébastien Leblond et Caroline Meyer, spécialistes des mousses et des lichens au Muséum National d’Histoire Naturelle à investir l’ancienne usine à charbon pour effectuer des relevés et y développer l’étude des écosytèmes présents.
Explorer le bloc usine de la centrale en démantèlement offre un cadre d’investigation inhabituel pour l’étude de la re-colonisation d’un milieu vierge par les végétaux. Cette collaboration apportera des réponses scientifiques sur les mécanismes de développement des mousses sur des substrats métalliques, sujet peu étudié. TANGIBLE a donc souhaité travailler avec les 2 chercheurs sur la colonisation du métal rouillé par le vivant.

Pierre Noël

Une étude expérimentale sur l’ensemencement et la croissance de mousses sur des boulets en acier débutera en octobre 2019. Cette étude a pour objectifs de développer une méthodologie de culture de mousses sur des surfaces rouillées et de comprendre les mécanismes et les facteurs
impliqués dans la croissance des mousses. Outre l’apport scientifique du projet, celui-ci favorisera l’utilisation des mousses dans le monde de l’art et fera découvrir au public l’émerveillement de la naissance d’un nouvel écosystème.

Christine Rollard

Pour l’occasion, le laboratoire de chimie de la centrale sera remis en fonctionnement et nous servira de support de mise en scène pour regarder le vivant de près et l’accompagner dans son développement et son chemin de mutation. C’est Pierre Noël, naturaliste et spécialiste des crustacés d’eau douce, qui guidera l’équipe pour les mises en culture au sein du laboratoire réhabilité.

Concernant les espèces animales, Christine Rollard, spécialiste des araignées a rejoint l’équipe.

Qui vit et se développe dans la centrale ?

Quatre espèces différentes d’araignée ont été déjà répertoriées. Deux espèces de pholques avec leur toile en nappes caractéristique dont une du groupe des tégénaires dont la toile est prolongée par un entonnoir qui se loge plutôt dans les angles. Belle trouvaille de ces recherches une ponte de zoropse à pattes épineuses qui est une espèce sans toile. Ont également été identifiées également des opilions, un autre arachnide communément appelé « faucheux » . Selon Christine Rollard, les araignées sont les premières à avoir colonisé la centrale et c’est par l’accumulation des graines qui se logent dans leurs toiles que l’ensemencement des sols débute.

L’apparition de fougères, scolopendres, ainsi que des tardigrades (animal unicellulaire), repérés par Pierre Noël, et plusieurs autres cyanobactéries, comme les nostocs qui se développent dans les mousses à été observée. Ces organismes témoignent d’une trame verte qui arrive à prendre possession de l’intérieur de la centrale. On peut donc observer un cycle se mettre en place dans une échelle de temps concomitante à celle du démantèlement. Il s’agit de mener une étude sur le développement du vivant dans cet espace intermédiaire et normalement inadapté à devenir un abri-gîte pour ces espèces.

RECHERCHE – Le végétal au coeur de l’ancienne centrale EDF à Vitry-sur-Seine – avril 2019

Pour TANGIBLE, la place du végétal sur le site de l’ancienne centrale EDF est au cœur du projet Points de vue (2018-2020).

Les actions en 2018

Depuis 2018, les archéographes ont pu observer, récolter et accompagner le développement de ce nouvel écosystème en germe depuis la fermeture industrielle du site. Lors des visites archéographiques de juin 2018 dans le parc à charbon, les archéographes ont rendu le public parti prenante de la pérennité symbolique et esthétique de cet écosystème naissant, en observant les diverses espèces végétales présentes sur le site et également et en semant de manière éparse quelques graines des espèces identifiées, scellant ainsi l’engagement du site à se renouveler. La recherche artistique menée sur le site d’avril à octobre 2018 amènera TANGIBLE a célébrer le retour du végétal dans le parc à charbon, propagation d’une nouvelle énergie.

Retour en images sur ces plantes à haut potentiel de transformation
revoir Transformateur ici

La recherche artistique en 2019 

Depuis janvier 2019, c’est le corps de l’usine qui devient le terrain de création de TANGIBLE. C’est à travers une des fictions documentaires (baptisées les Mues, dont le tournage débutera en mai 2019) que le végétal est de nouveau mis à l’honneur cette année. Le travail d’inventaire des populations végétales actrices de la mutation du lieu se poursuit.

Cette mue étudie l’action des plantes et des mousses sur la transformation du site et la possibilité d’une coopération humaine et végétale pour participer au démantèlement de la centrale. Il s’agit donc d’un acte de végétalisation.

Des pièces emblématiques de la transformation du charbon en énergie – les boulets des broyeurs à charbon – seront le support de cette végétalisation qui activera le processus de leur décomposition. Avec l’appui de paysagistes, d’ethnobotanistes et d’éthologues, TANGIBLE souhaite inverser le point de vue sur l’usine pour la regarder à travers les « pores » du végétal ou de l’animal et de leurs actions respectives.

Egalement accompagnée par des spécialistes des bryophytes du Muséum National d’Histoire Naturelle, l’équipe artistique recouvrira les boulets de différents mélanges organiques afin d’étudier l’action chimique des mousses et lichens sur le métal et la possibilité de s’y développer. Pour l’occasion, le laboratoire de chimie de la centrale sera remis en fonctionnement et servira de support de mise en scène pour regarder le vivant de près et l’accompagner dans son développement et son chemin de mutation.