Intime patrimoine

Tangible lance le projet « Intime Patrimoine » sur le quartier de la Noue Bagnolet-Montreuil .
Depuis novembre 2023, Gerry Quevreux et Edwine Fournier vont à la rencontre des premières personnes et lieux ressources dans ce quartier en plein renouvellement urbain.

La résidence se prolongera en 2024 avec la joyeuse collaboration de la Recyclerie de la Noue à Bagnolet, de la Maison du Parc Départemental des Guilands, et des Ouvriers de Joie - Pôle Media en résidence au Théâtre de la Noue et enfin le centre sociale 100 rue Hoche.

Intention du projet

La Cité de La Noue-Clos Français est sortie de terre il y a presque 60 ans, époque phare de l’habitat collectif en France. Le paysage social, culturel et démographique de la Cité fut en constante évolution, comme un écho aux transformations sociétales qui étaient à l’œuvre dans le pays.
Aujourd’hui, le projet de renouvellement urbain engage un changement significatif sur l’identité de ce quartier, et des façons d’habiter ces lieux. Cette transformation impactera les habitants de différentes manières : relogement de familles, transformation du paysage, modification de l’habitat mais également des lieux qui voient converger une vie sociale de quartier.

Dans une démarche de reconnaissance, nous voulons amener au « patrimoine » ce que sont aujourd’hui les façons d’habiter ces lieux. Nous affirmons par-là que les modes de vies et d’usages sensibles de la cité peuvent être reconnus comme une culture de l’urbanité qu’il est nécessaire de documenter et de préserver. Pour cela, nous nous intéressons aux liens intimes que les habitants ont tissé avec cet habitat, leurs usages, leurs objets, les relations et les fragments matériels et/ou mémoriels qu’ils pourraient emmener avec eux ou au contraire abandonner ici.

À l’échelle du foyer il s’agira d’accompagner symboliquement et poétiquement le fait de quitter son lieu de vie, témoigner sensiblement est aussi nécessaire pour faire passerelle hors des murs de la Cité vers d’autres quartiers et d’autres villes. Le renouvellement urbain à l’œuvre se voudra plus intelligible et sensible dans les récits intimes des habitants, de leurs objets, de leurs logements, au-delà de l’image télévisée d’une barre d’immeuble dynamitée dans la poussière.

Deux premières interventions ont eu lieu en janvier en pied d’immeuble dans le cadre d’une collecte co-organisée avec le bailleur Est Ensemble Habitat et le tissu associatif local.